La Non-philosophie, La religion (de l')Homme ?

Homo Vero e Caro « L’Homme Vrai est Chair »



St Iréné



donation du monde



puisque
tout monde est donné, tout monde n’a de valeur que (dans cette) donation.



Jadis, Tchouang Tcheou rêva qu'il était un papillon voltigeant
et satisfait de son sort et ignorant qu'il était Tcheou lui-même. Brusquement
il s'éveilla et s'aperçut avec étonnement qu'il était Tcheou. Il ne sut plus si
c'était Tcheou rêvant qu'il était un papillon, ou un papillon rêvant qu'il
était Tcheou. Entre lui et le papillon il y avait une différence. C'est là ce
qu'on appelle le changement des êtres.



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001.



La valeur est décision sur la décision name="_ftnref1" title="">[1],
elle prend sens, est pratiquée comme matériau d’une philosophie seconde d’une
philosophie Monde. C’est parce que le matériau de cette philosophie Monde est
« déjà » donné dans le premier geste de donné-sans-donation du Réel
et de la Philosophie, que peut être pratiqué la Valeur. La Valeur est toujours
Valeur du Monde.



La Valeur (du) Monde est alors la valeur pratiquée depuis la
Valeur du Monde sur le Monde. Le Monde reçois par la pratique de la
philosophie-Valeur donnée elle-même comme seconde en lui-même (sa) Valeur. Le
pli philosophique devient immédiatement visible : Le Monde n’a de valeur
que parce qu’il y a donné en lui une décision dont la pratique fait Valeur.



renoncer
au monde, c'est-à-dire rendre l’impossible possible



de la Vérité et du Réel



«Certains rêvent de festins, et pleurent au réveil ; d'autres
pleurent dans leurs rêves, et à l'aurore partent à la chasse. Or, les uns et
les autres, pendant leurs rêves ne savent pas qu'ils rêvent, et parfois rêvent
qu'ils sont en train de rêver. Ce n'est qu'au moment de leur réveil qu'ils savent
qu'ils rêvent. Ce n'est que lors du grand réveil qu'on sait que tout n'a été
qu'un grand rêve. La foule ignorante se croit éveillée en distinguant un prince
d'un berger. Quel préjugé !

Confucius et toi-même, vous n'êtes que des rêves. Je te dis que tu rêves, cela aussi est un
rêve.»



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001.



La non-philosophie est une pratique du donné-sans-donation
du Réel et dans le même geste de la-philosophie. Si le Réel était en Vérité, il
aurait été nécessaire – pour conserver la rigueur que réclame la
non-philosophie- de donner la Vérité en primauté du Réel. Comme ce n’est pas la
pratique non-philosophique, la Vérité n’est donc pas nécessaire au Réel. Il
faut de la sorte la considérer comme un matériau ou une pratique et elle
appartient subséquemment à la philosophie.



Le Monde en Vérité



Comme le Réel n’est pas « en Vérité », parler d’un
Réel faux, ou d’un Réel impossible n’a pas de sens. En revanche, le Monde - la
philosophie – se donne en Vérité. Il n’est pas, en effet, d’exemple d’une
philosophie conçue « pour de faux » par les philosophes. Toutes se supposent
(au moins) Vraies.



Il est donc possible de définir des Mondes qui ont un
rapport à la Vérité. Ils établissent ainsi un double rapport :



un rapport sans rapport, unilatéral au Réel



un rapport rapporté, en plis, à la Vérité. Rapport qui les
recouvrent jusqu'à éventuellement leur faire oublier leur rapport en Réel.
Pourtant tout Monde, même le plus fantastique, le plus fantasmagorique est en
rapport unilatéral au Réel.



La Vérité fait masque au Réel.



Pour trouver le Réel derrière ce masque, il est alors
nécessaire de renoncer à la Vérité. La Vérité comme Faux tout autant que la
Vérité comme Vrai. Seulement le mode de saisissement du Monde philosophique
occidental ayant continûment été la Vérité, ce Réel lui reste insaisissable.



Illumination


Les mystiques sourient alors et parlent d’illumination. Mais
à y regarder de plus près, le mode de fonctionnement de l’illumination est
souvent d’être en Vérité SANS rapport au Réel.



L’illumination, comme la révélation, dit atteindre le Réel,
mais elles le disent « en Vérité ».



Ce qui est exactement l’inverse de ce que nous recherchons.



Renoncement


Kierkegaard pour sa part, à proposé une solution :
celle qu’appliquent les chevaliers de la foi. La pratique qui permet toutes les
pratiques possibles consiste à renoncer au Monde. Renoncer au Monde, c’est en
effet ne plus dépendre de la nécessité de la pratique en primauté en Vérité,
mais permettre une pratique en Réel. Une pratique en Réel qui donne, est la
sémantique même de la foi. Celle qui « déplace les montagnes », en
permettant toutes les pratiques. Il n’y a, ainsi, plus de limites en Réel à la
liberté de la pratique. Ce renoncement n’est donc pas une perte ou un manque,
mais une ouverture en Réel.



la pratique du monde (donné)



Seul l'illuminé sait que la compréhension mène à l'unité,
aussi rejette-t-il ses préjugés pour s'attacher à la juste mesure. La juste
mesure permet la pratique, la pratique amène un résultat, le résultat
représente le succès. Parvenir au succès est proche du Tao. Il faut affirmer
les faits. Accomplir sans savoir pourquoi, voilà le Tao.



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001.



Si la « pratique en Réel qui donne » est la forme
la plus radicale de la pratique, « la pratique en Réel du Réel qui donne
le Réel » en est la forme tautologique la plus immanente : une
immanence absolue. Seulement l’immanence absolue est si étrangère que rien ne
peut en être dit de plus que cette description, et cela sans qu’aucune
compréhension ne s’en dégage. Même si la donation de la pratique absolue est
comme toute donation une altérité en immanence, son indiscernabilité absolue
n’en permet aucune identification : une différence en identité sans
identification.



Une
pratique en compréhension ?



Seulement une pratique du monde en immanence radicale est
une pratique en connaissance de cause, une connaissance en compréhension, même
s’il s’agit d’une compréhension sans nécessité de jugement. Or il n’est
possible d’avoir une compréhension (ne serais ce que partielle) que de ce que
l’Homme peut identifier. Celle-ci nécessite au moins une pratique qui donne une
identité identifiable c'est-à-dire toute sauf l’identité Réelle elle-même, sans
que cette identité identifiable ne soit foncièrement Autre que le Réel puisque
cette pratique est en immanence radicale.



la
recherche d’un monde nouveau, n’est pas pratique du monde



Le saint se tient à l'aise là où il peut se tenir à l'aise ;
il ne se tient pas à l'aise là où il le ne peut pas. Le commun veut se tenir où
il ne peut pas se tenir et ne se tient pas où il serait à l'aise.



Tchouang-tseu dit : «Il est facile de connaître le Tao ; il
est difficile de n'en pas parler. Celui qui le connaît et n'en parle pas va
vers le ciel ; celui qui le connaît et en parle va vers l'homme. Les anciens
allaient vers le ciel et non vers l'homme.»



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001.



La recherche de la compréhension n’est pourtant pas
l’objectif de la pratique radicale. La connaissance de cause n’est pas la
re-connaissance de cause : la pratique en immanence radicale donne une
altérité en immanence dont la cause est identifiable par la « pratique
de » même si la pratique donnant cette identité comme identité n’est pas
exécutée.



La pratique en connaissance de cause est pratique du Monde,
puisque pratique en identité d’un identifiable (même s’il n’est pas encore
identifié par le geste nécessairement second d’une pratique en identification).



mais pratique d’un donné-sans-donation



où le « nouveau Monde » est mise en pratique du Monde


Le Monde mis en pratique n’est pas un Nouveau Monde,
pourtant comme la pratique en identification est une fois-chaque-fois cette
mise en pratique ci fait « nouveauté ». Il n’est pas nécessaire de
rechercher le « nouveau Monde », il est « nouveau » de par
sa mise en pratique. Le nouveau Monde n’est donc que la mise en pratique du
Monde –Philosophie – donné-sans-donation dans le même geste que le Réel. Si
l’Homme parle ici de « nouveau », c’est que la donation de la
pratique en Réel est une altérité en immanence ce qui fait surprise puisque
nécessitant un geste second.



Ce n’est ainsi pas la recherche, mais la pratique qui fait
« nouveau ».



ce qui est oublier qu’en Pratique, le donné-sans-donation est « sans
cause »


Pourtant, même comme surprise, le donné (de la pratique qui
donne) est en immanence radicale, en Réel. Le donné est donc un pratiqué en le
donné-sans-donation (du) Réel. Cependant la pratique qui donne une altérité,
altérité qui fait croire à la « création du nouveau », éloigne
l’Homme du sentiment d’évidence du Réel. L’Homme fini par penser que puisque le
Monde est en cause, le Réel est aussi en cause.



La remise en cause du Réel fait oublier le
donné-sans-donation et rechercher un donné-avec-donation.



la corruption du monde



Apparaît alors une corruption du Réel par le Monde, le Monde
transfert sa demande de cause a un Réel Halluciné qui se voit « mis en
cause ».



la croyance à l’unicité radicale du monde


Ce Réel Halluciné et mis en cause se voit qualifié d’unique.
Non pas de par son identité mais en raison de l’unicité de sa cause (et du
rasoir d’Occam) : une cause unique ne peut avoir qu’un effet unique. Et
pour la même raison le Monde se voit qualifié de même… puis dans le même geste
confondu avec le Réel. Puisque le Réel est unique, le Monde est unique et ne
fait (donc) qu’un avec lui.



Unicité de pratique que l’on nomme Destin


De causes en causes se dessine un chemin. Un chemin de
pratiques que l’Homme appelle son Destin.



l’identité
et la cause



L'ombre de l'ombre interroge l'ombre : «Tout à l'heure tu marchais
et maintenant tu t'arrêtes. Tout à l'heure tu étais assise et maintenant tu es
debout. Pourquoi n'as-tu pas une conduite indépendante ?»



L'ombre répondit : «Est-ce que je ne dépends pas de quelque
chose pour être ainsi ? Ce quelque chose ne dépend-il pas à son tour d'une
autre chose ? Je dépends de quelque chose tout comme le serpent dépend de ses
écaille et la cigale de ses ailes. Comment pourrais-je connaître ce qui fait
que je suis tantôt ainsi, tantôt autrement ?»



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001



L’identité, la pratique en le donné-sans-donation (de)
l’immanence radicale qui donne un identifiable en cette immanence est pratique
radicale. Son donné par la pratique est clone. Le clone est l’identité de la pratique
en Réel de ce qui vue de la philosophie est décision, identité d’une identité
et d’une différence et qui donne une (autre) décision.



Le clone : une décision unilatérale



Sans que son altérité ne soit autre que l’immanence, le
clone est la monstration philosophique de la philosophie. S’il est pratique en
Réel, il ne peut être identifié qu’en philosophie. Il a la forme de la
décision, mais une pratique en Réel. C’est une pratique en Réel du Réel qui
donne un matériau : une décision unilatérale, une décision sans cause, car
le Réel ne peut être identifié comme cause. Il ne peut être cause car le
donné-sans-donation est sans possibilité d’être causé.



Le clone est donc la forme donnée-sans-donation de la
philosophie en l’immanence radicale.



Mais s’il est sans cause, le clone est source en Réel de
toutes causes, puisque toute pratique en une philosophie est en dernière
identité clone d’un matériau philosophique.



La foi : cause radicale.



La paix procurée par ce qui n'est pas en paix, cette paix-là
n'est pas la paix ; la preuve fournie par ce qui n'est pas prouvé, cette
preuve-là n'est pas probante. La simple vision des choses est asservie par les
choses ; seul l'esprit est probant. Que la vision ne vaille pas l'esprit, on le
sait depuis longtemps. Mais le sot se fie à ce qu'il voit dans ses rapport avec
les hommes. Quelle tristesse !



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001



Le renoncement et l’identifiable


Si la pratique en Réel est le renoncement de la pratique en
Monde – en une philosophie – afin que cette pratique ne soit pas masquée par la
Vérité, pour que cette pratique en Réel soit également en compréhension, les
matériaux donnés par cette pratique doivent être identifiables.



La pratique en Réel qui ne donne que des matériaux
identifiables sans causes (ni besoin de causes) est ce que nous pouvons appeler
la foi[2].



La foi comme philosophie sans cause qui est elle-même cause
du Monde est de ce fait la cause radicale. Pas une cause absolue, car la
décision unilatérale peut toujours être autre, mais n’a aucune
« raison » de l’être. La cause radicale est la cause nécessaire au
Monde, sans être pourtant suffisante pour représenter le Réel, car
« seulement » en Réel.



le corps


l’Homme en personne décrit par la non-philosophie peut
sembler un Homme-sans-corps puisqu’il pratique mais n’agit pas sur le Réel et
que le Monde est donné en lui. C’est –sans doute- se cacher que le corps de
l’Homme est Rigueur : pratique causale (du) Monde. Le Corps est pratique
de Matériaux en causalité (avec identification de la chaîne des pratiques comme
cause-effet).



Une opposition corps-foi


Si le corps est pratique en cause et la foi pratique sans
cause, la tentation est grande de les opposer. Mais ce serait oublier que dans
la vision non-philosophique de la foi, le Monde se pratique en la foi. Et comme
le corps est en Monde, le corps se pratique en la foi.



« en la foi, mon corps se meut » pourrait être le
nouveau credo de la non-philosophie.



 



y a-t-il nécéssité d’un Dieu pour faire religion ?



Polythéisme,
monothéisme, anathéisme



Devant tous les êtres qui se déploient dans l'univers, on
n'en découvre aucun qui mérite qu'on fasse retour à lui.



Tchouang-tseu Traduction de Liou Kia-hway Editions Galimmard /
Unesco, 2001



François Laruelle, un père en personne ?



L’ONPhI, comme illusion d’une pratique en Réel.


L’ONPhI est une organisation Non-Philosophique
Internationale,  qui se veut reprendre la nature de la non-philosophie
constitutivement de par ses statuts. (particulièrement en se fondant sur une
Théorie de la dernière instance).



Si le Réel est pratique, la détermination en dernière instance ne peut le
causer.


Il est pourtant fallacieux de croire que la seule
détermination en dernière instance (par l’intermédiaire d’un comité de sa mise
en pratique ayant tout pouvoir) suffit à former non-philosophie.



La non-philosophie est posture (en Réel) et
donné-sans-donation de philosophies (ou de la-philosophie) en cette posture. La
détermination en dernière isntance n’est que la constatation par le philosophe
(et non par le non-philosophe) d’une résistance à causer le Réel (car en
pratique le Réel ne l’est pas).



La dernière instance n’est donc pas cause, même pas cause
première. Même si elle en a l’apparence hallucinée depuis la philosophie.



Le conseil de l’ONPhI comme matérialisation de cette
dernière instance est donc en hallucination.



Le Réel n’a pas besoin de contraindre la forme de la-philosophie.


L’identité de la-philosophie est décision. On peut donc
considérer que la forme de la décision est décision (même si cette
considération est philosophique). Il n’est pas nécessaire de la contraindre à
prendre cette forme.



Le donné-sans-donation ne contraint pas la forme de la
décision



Un donné qui n’aurait pas cette forme ne serait simplement
pas de la philosophie. Et si aucun donné de ce genre n’a été jusqu’ici
répertorié, rien en la non-philosophie, n’interdit sa possibilité.



Seulement, ce donné ; dont la forme ne serait pas le
Monde, la Philosophie ; ne pourrait être pratiqué en Réel par la
non-philosophie.



Le Réel est « immanence radicale », pour que
l’ONPhI puisse se prévaloir du Réel, il aurait fallut que sa pratique soit
en-personne. Ce ne sont pas des individus philosophiques occasionaux qui
devraient « prendre des décisions », mais l’individu comme personne.



Seule l’unanimité correspond aux conditions de l’individu
en personne.



Seul l’accord unanime répond à ce mode de pratique. La
décision est pratique de l’individu en personne. L’individu qui n’est personne
en particulier.



Le désaccord comme décision



Dans la pratique, pour que la pratique soit toujours en
pratique et que la décision ne soit pas bloquée par l’individu particulier (et
philosophique) que ne peut cesser d’être l’Homme dont la donation de la
philosophie est concomitante à sa donation en Réel, il faudrait que toute
désaccord soit exprimé par la production d’une nouvelle proposition de décision
(censée faire l’unanimité).



Une philosophie occasionale étant crée à chaque fois qu’un
ou plusieurs individus décident de mettre en commun leur décision (suivant le
schéma ci dessus) . On pourra remarquer que ce serait toujours une façon
de sortir du blocage d’une partie des individus particuliers.



Une ONPhi de ce type serait donc déjà une philosophie
occasionale



Comme part des individus en Homme peuplant la Terre, une
ONPhI crée sur ce modèle serait pourtant déjà occasionale. Occasionale mais pas
pour autant ponctuelle ou d’opportunité.



Le Réel n’est pas causé par le politique



Le Réel ne peut pas plus être dit causé par l’organisation,
le politique que par quoi que ce soit d’autre.



L’état de citoyen – même et peut être surtout en tant que
citoyen du Monde – est mondain et philosophique.



Cependant une pratique à l’unanimité fait Un et ne peut plus
être qualifiée de politique. Car la politique comme pratique des valeurs en
société est non seulement mondaine, mais valeur (du) Monde, comme la morale et
l’éthique.



La dernière instance ne suffit pas à l’autonomie et la consistance


La dernière instance est la forme de la pratique du Réel en
Réel. Elle à ainsi la forme d’une causalité unilatérale, la causalité du
donné-sans-donation qui acte en foi mais qui si elle ne suffit pas à être cause
n’en nécessite pas. Il n’y a aucun besoin de cause en la foi pratiquée en Réel
et aucun moyen d’en identifier une.



L’autonomie demande une absence de cause (systématique),
mais demande un rapport, un rapport-rapporté et donc philosophique. On ne peut
être autonome que d’un point de vue philosophique. Lorsque peut être
donné(avec-donation) un rapport mondain d’une philosophie à une philosophie
identifié comme Autre. Ce rapport n’est donc plus de « dernière
instance », mais « d’instance », une simple pratique en
philosophie d’une philosophie.



La consistance est encore plus draconienne. Non seulement
elle demande une certaine autonomie (sans cela le système dont la consistance
est à étudier doit également comprendre le système cause), mais elle demande en
plus la constitution d’une philosophie en Vérité dans laquelle la négation (en
général par tiers exclus) est définie.



Les non-philosophies occasionales ne peuvent se justifier
de la seule ONPhI



L’ONPhI comme organisation est donc mondaine et
philosophique. Elle ne peut être la cause de non-philosophies. Elle peut
seulement en favoriser l’apprentissage et l’enseignement en permettant aux
étudiants non-philosophes de trouver la bonne posture par un discours
philosophique approprié.



Ces non-philosophies occasionales devront donc s’assurer
elles-mêmes que le discours philosophique les traduisant mènent bien à la
posture adéquate à leur pratique en Réel. Où plutôt, l’absence de cette posture
sera la conséquence philosophique d’une non pratique non-philosophique.



La rigueur comme corollaire de la liberté en l’Homme



L’acte de foi en l’Homme dispose d’une liberté sans
pareille. Il n’est rien dont la forme soit la décision qu’il ne puisse
pratiquer, et l’absence de cause radicale qu’est le donné-sans-donation
n’exclue à priori aucunes pratiques.



La première conséquence est que l’Homme n’est aucunement à
l’abri de la contradiction et de l’inconsistance.



D’un point de vue non-philosophique, la philosophie est une
tentative d’organiser l’acte de foi d’une manière à donner sens au Monde. Pour
ce faire, elle utilise la pratique de la cause et de l’effet.



La non-philosophie montre l’hallucination que représente cette
pratique dans le seul et unique cas du Réel, mais dans le même temps confirme
que l’acte de pratique est la source de cause (et d’effet) pour la philosophie.
Pour pouvoir pratiquer la philosophie d’une manière indiscernable à la pratique
qu’à la philosophie d’elle-même, la pratique non-philosophique se doit d’être
identifiable sur toute la chaîne des déterminations. Et cette identification
c’est la définition de la Rigueur.



Ainsi, pour permettre une pratique philosophique
indiscernable la non-philosophie se doit d’être en rigueur.



Séparément en commun plutôt que livré à la mondanité
spontané



Comme non-philosophie occasionale, dont la pratique est
l’unanimité, cette organisation pourrait être considérée comme de l’ordre de
l’Unité quantifiable, mais ce serait oublier qu’à tout moment –dans la pratique
du une fois chaque fois- une nouvelle philosophie occasionale peut regrouper et
séparer les individus comme personne. Nous sommes donc bien ici dans la liberté
radicale du Réel et l’Un indénombrable.



Donc même en groupe la non-philosophie est une activité en
toute rigueur d’individus en personne.



Est-elle pour autant démocratique ?



La démocratie comme prise de pouvoir de la majorité est une
forme politique qui soit ni la minorité, soit la réduit à la portion congrue –
puisque c’est le choix de la majorité… -



L’Unanimité d’individus en
personne agissant dans la pratique d’un une fois-chaque-fois (ce que j’appelle
un Collectif)
en est presque l’antithèse. C’est l’affirmation d’une
liberté en une pratique partagée.



la nécéssité d’un créateur ?


si d’un point de vue mondain, la non-philosophie est
indubitablement crée, et crée par un Homme-en-particulier, un Homme en
identité-identifié comme « François Laruelle », cette identification
ne peut s’effectuer que depuis la philosophie - le Monde-.



En la pratique en Réel, peut-on parler de création ?


Il ne me semble pas. Le Réel défini pour son apprentissage
par lui-même et pour les autres par François Laruelle est un Réel décrit en la
Philosophie seulement comme guide pour atteindre la « pratique en
Réel ». Il ne peut en aucun cas s’agir du Réel en pratique en
non-philosophie qui n’est désignable par aucun attribut, aucune qualité, qui ne
peut seulement qu’être pratiqué.



Seulement une pratique (du) donné-sans-donation !


Ce Réel qui n’est pas plus en Temps, qu’il n’est en Vérité
n’a ni début, ni fin, ni limite sans être infini ou illimité - ce qui serait
encore l’objectiver - . Il est identité non identifiable.



Donné-sans-donation « la
connaissance, par l’étranger à ce don d’une promesse d’un toujours-déjà-donné
perdu et définitivement secret qui ne sera jamais une surprise. »
,
ce Réel, n’a pas de donneur et n’est pas soumis à l’acte de donation.



La recherche de reconnaissance


Si non-philosophiquement, le créateur n’est pas, la
pratique philosophique servant à l’apprentissage de la non-philosophie, elle
est identifiable. Non seulement pratiquée, elle est également signée. Ce n’est
que dans ce cadre – d’enseignement de la non-philosophie – qu’existe
l’auteur. Auteur d’une méthode, méthode d’apprentissage d’une posture.



 













style='font-size:10.0pt;font-family:Garamond'>[1] Pensée radicale en
Homme « Homo ex machina » édition l’harmattan : « Valeur
(du) Monde»







style='font-size:10.0pt;font-family:Garamond'>[2] Pensée radicale en
Homme « Homo ex machina » édition l’harmattan : « Une
pensée foi »